Formule 1 : pas de huitième titre, mais de nouveaux défis pour Lewis Hamilton

Battu sur le fil dans la course au titre de champion du monde de Formule 1 par Max Verstappen dimanche, Lewis Hamilton devra patienter pour devenir le premier pilote sacré à huit reprises.

Cette fois, Lewis Hamilton est tombé sur un os. Un os de taureau néerlandais, nommé Max Verstappen. Le pilote Red Bull a été sacré champion du monde de Formule 1 dimanche 12 décembre à Abu Dhabi, mettant fin à l’hégémonie du pilote britannique, titré lors des quatre dernières saisons. Le coup d’arrêt est réel pour le pilote Mercedes. L’Anglais devra repartir à l’assaut du record absolu de couronnes mondiales (avec sept, il partage la marque avec Michael Schumacher) dès 2022. Le genre de défis dont Hamilton raffole.

Depuis ses débuts en compétition en 2007, jusqu’à cette 22e course de la saison, rien ne lui a été offert sur un plateau d’argent. Lewis Hamilton n’était pas prédestiné pour devenir le visage de la Formule 1. Il ne doit pas son entrée en F1 à la profondeur du portefeuille familial, le « club des milliardaires » qu’il dénonce régulièrement. Son père n’était pas un ex-grand nom du sport automobile, mais devait cumuler les emplois pour que son fils parcourt les circuits de karting le week-end. Mais Hamilton était né pour ça, béni dès le berceau.

Ces qualités prodigieuses au volant n’ont pas suffi cette saison face à Max Verstappen. Mais le scénario hollywoodien de cet exercice 2021 en est une preuve, Lewis Hamilton n’est pas prêt pour le déclin. Lui qui avait un temps hésité sur son avenir en Formule 1 a finalement prolongé en juillet dernier son bail chez Mercedes jusqu’en 2023. Deux années de plus pour courir encore vers les records et la postérité. « Nous avons accompli tant de choses ensemble, mais nous avons encore beaucoup à accomplir, sur et en dehors de la piste », assurait ainsi l’intéressé lors de l’annonce de son nouveau bail avec son écurie.