Griezmann, Parker, Lavillenie : la passion galopante des sportifs pour les chevaux de course

Adrénaline de la compétition et admiration des performances sportives de l’animal expliquent cet engouement. Mais pas seulement.

Juste faire hennir les chevaux du plaisir ». Le nombre d’athlètes qui mettent en pratique les vers de la chanson d’Alain Bashung ne cesse de grandir. Après Antoine Griezmann et Tony Parker, c’est au tour de Renaud Lavillenie et, encore plus récemment, de Nicolas Batum d’investir dans la course hippique. Et ce ne sont là que les sportifs les plus médiatiques. Derrière ces méga stars, d’autres athlètes ont noué une véritable passion avec le monde équestre. Cet attrait offre une lumière inattendue sur un monde extrêmement codé et cloisonné qui ne demande qu’à sortir de l’image de bar-tabac enfumé qu’il véhicule parfois.

Comment est-on passé du cheval de trait au cheval d’attrait ? Certains, comme Luis Fernandez ou même Diego Maradona lorsqu’ils jouaient encore, ont devancé la hype de l’hippisme. Depuis, le milieu sportif, et notamment celui du football, a suivi l’allure. Au trot tout d’abord, puis au galop ces dernières années. Jérôme Rothen, Loïc Perrin, Clément Lenglet, Carlo Ancelotti : le ballon rond a investi peu à peu les hippodromes. La casaque serait-elle devenue le nouvel accessoire à la mode des footballeurs, toujours en quête de nouvelles tendances ?

« J’espère que ce n’est pas un phénomène de mode », déclare Lionel Charbonnier. L’ancien gardien de but d’Auxerre, remplaçant chez les Bleus champions du monde de 1998, a été, lui aussi, l’un des précurseurs de cette « fièvre de cheval ». Il se souvient qu' »à l’époque tout le monde se fichait un peu de moi, je passais par un ovni » auprès de ses coéquipiers et de son entraîneur Guy Roux. Mais bien vite, les vertus nées du contact avec les équidés apparaissent au grand jour.