Des étiquettes de football 2.0 et une levée de fonds record pour une start-up française

Sorare, start-up française créatrice d’une des collections d’étiquettes numériques de joueurs de football, a annoncé avoir réalisé la plus haute levée de fonds de l’histoire de la tech hexagonale.

La start-up Sorare, qui a créé un jeu en ligne d’échange de vignettes de joueurs de football, a annoncé mardi avoir levé plus d’un demi-milliard d’euros, dans une journée historique pour les start-up et pépites de la French Tech.

Sorare, qui mise sur la technologie émergente des NFT (jetons de cryptomonnaie représentant une oeuvre) pour ses vignettes, a levé 680 millions de dollars (580 millions d’euros), nouveau record pour le secteur de la tech en France. Avec une valorisation de 4,3 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), la très jeune entreprise parisienne – fondée en 2018 – revendique déjà la première place des « licornes » françaises (des sociétés non cotées valant plus d’un milliard).

Le record de la French Tech était détenu jusqu’à maintenant par Contentsquare (analyse du comportement des internautes), avec une levée de 408 millions d’euros en mai dernier – déjà menée par SoftBank, le groupe japonais qui a mené la levée de fonds de Sorare. « Notre ambition est de créer le premier groupe au monde de divertissement dans l’univers du sport », a déclaré à l’AFP le cofondateur de l’entreprise, Nicolas Julia. « Ce montant nous permet de nous concentrer sur notre produit jusqu’à une potentielle introduction en Bourse d’ici quelques années », a-t-il ajouté. Sorare compte 30 salariés aujourd’hui, mais compte passer à 200 dès l’année prochaine.

Dans ce jeu qui utilise à grande échelle les NFT (des jetons uniques basés sur la blockchain, similaires à des certificats d’authenticité), les utilisateurs peuvent acheter et vendre des images représentant des joueurs dont la valeur dépend des performances lors de matches réels. « Sorare se positionne au croisement de deux secteurs très stimulants : les objets digitaux à collectionner et les ‘fantasy sports’ (jeux sportifs virtuels) », a expliqué Marcelo Claure, directeur général de SoftBank, qui a mené cet énorme tour de table.