Mercato Arsenal : "C'est un homme brisé. Cela ressemble la fin"

Mercato Arsenal : « C’est un homme brisé. Cela ressemble la fin »

Le naufrage d’Arsenal chez le Bayern Munich (1-5) pourrait accélérer la fin de l’ère de Wenger… Le manager français va être placé sous une pression médiatique et populaire considérable, jusqu’à la fin de la saison.

Arsène Wenger a déjà connu cela, mais pas avec cette violence, pas avec ce sentiment qu’un point de non-retour a été atteint, peut-être. En plus de vingt années passées à la tete d’Arsenal, il a déjà été confronté à l’impatience et l’usure, aux reproches et aux envies de sang neuf. Mais mercredi soir, la déroute subie sur la pelouse du Bayern Munich (1-5) a déclenché une curée médiatique retentissante en Angleterre. Elle pourrait être susceptible de saper la confiance indestructible, jusque-là, du board d’Arsenal envers l’entraîneur alsacien.

L’aube qui a suivi le naufrage ne s’est pas encombrée de nuances. « Bye Bye Wenger », a titré The Sun. En général, le tabloid va plus loin que les autres. Pas cette fois, parce que le Times a envoyé le même message, en titre du compte rendu du match: « Wenger doit partir aprés la nuit la plus sombre d’Arsenal. »

John Cross, du Mirror, anticipe, lui aussi, le bout du chemin : « En vingt ans, je ne l’ai jamais vu comme ça. C’est un homme brisé. Cela ressemble la fin. Mais il mérite un départ magnifique, cet été, pas de tristes adieux.»

Arsène Wenger sera en fin de contrat au mois de juin. Une prolongation de deux ans l’attend depuis l’automne. Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans cette situation, généralement résolue au printemps. Il peut encore gagner du temps, et considérer la réaction de son équipe en Premier League, quatrième à dix points de Chelsea, le leader, ainsi qu’en Cup. Il peut décider, aussi, de s’en aller, lui même, et si c’est le cas, de ne pas attendre pour l’annoncer, ce qui susciterait une fin de saison chargée d’émotion et d’histoire, une manière de haie d’honneur.

(Source l’Equipe)