Mercato ASSE : Tensions entre élus et dirigeants

Mercato ASSE : Tensions entre élus et dirigeants

Le président du directoire de l’ASSE, Roland Romeyer, dénonce l’attitude des élus à son égard avant la venue de Metz, dimanche. Un incident qui intervient dans le contexte tendu des négociations à venir sur la vente du Chaudron.

Alors que les négociations autour du rachat du stade Geoffroy-Guichard par l’ASSE ne cessent d’être repoussées – l’entame des discussions avec Saint-Étienne Métropole (SEM), propriétaire du Chaudron, devrait avoir lieu le 7 avril -, un épisode est venu tendre un peu plus les relations entre Gaël Perdriau et les dirigeants stéphanois. Ces derniers rêveraient de récupérer pour un euro symbolique l’enceinte rénovée avant l’Euro mais le maire LR de la ville, également président de SEM, n’entend pas la brader.
Dimanche, en marge de la réception de Metz en Championnat (2-2), Perdriau a dû remettre la médaille d’or de la ville à Antoine Fuchs, le vétéran des anciens joueurs stéphanois (97 ans), au pied de l’escalier du stade, et non dans ses salons d’honneur. Sur ce point comme sur la vente espérée, Roland Romeyer, président du directoire de l’ASSE, livre sa version des faits.

« Les jours de match, le club est locataire exclusif du stade. C’est nous qui avons les clés. Là, c’est comme si un propriétaire s’amène chez son locataire sans prévenir. C’est costaud et impoli. Si j’ai été prévenu ? Et je n’ai pas été invité non plus. Mon directeur de la communication a reçu un communiqué de la ville le vendredi, à 20 h 06. J’étais scotché que l’on organise un truc sans consulter le club.

J’étais en train de prendre une photo sur le terrain avec les handisupporters quand Dominique Rocheteau (coordinateur sportif) m’a appelé pour me dire qu’on m’attendait pour la remise. J’ai fait semblant de sourire et je n’ai rien dit du tout. Même quand on m’a dégagé de la photo. C’est dire la mesquinerie de ces gens-là. J’aime les gens et on me fait passer pour un voyou, un malpropre, auprès des supporters et devant un papy de 97 ans qui avait des étoiles plein les yeux. Je ne suis pas fou au point de ne pas recevoir un des anciens du club. J’ai beaucoup de respect pour eux.

J’avais d’ailleurs accueilli Antoine Fuchs, il y a un an, à L’Étrat, où je lui avais présenté Christophe Galtier, Rocheteau et les joueurs. Si on m’avait mis dans le coup, on lui aurait remis sa médaille sur le terrain, pas au bas des escaliers comme des imbéciles. Encore heureux qu’on ne lui a pas remis cette médaille dans les chiottes.

Jamais je n’avais reçu un tel affront de la part d’élus. Gaël Perdriau, on l’a amené à Manchester et ramené, gratuit (0-3 en 16es de finale de la C 3). On lui a offert une belle photo souvenir. Il ne m’a même pas dit merci. Ils ne me connaissent plus ? Pas grave. »

(Source l’Equipe)