Mercato : "Jusqu'à présent, je l'ai toujours défendu mais j'en ai plein le cul"

Mercato : « Jusqu’à présent, je l’ai toujours défendu mais j’en ai plein le cul »

Louis Nicollin, le président de Montpellier, est exaspéré par son gardien Geoffrey Jourdren, au point de vouloir s’en séparer cet hiver.

Officiellement, Geoffrey Jourdren se remet d’une blessure dont on ignore précisément la nature. Officieusement ? Il se sentirait incompris, maltraité par le staff qui lui aurait proposé de jouer les doublures de Jonathan Ligali, ce soir à Nantes. Une option qu’il a catégoriquement rejetée. Le 25 novembre, déjà, le gardien avait laissé filtrer son mal-être au micro de Canal +. Il n’était alors pas question de ses pépins physiques, seulement du choix de Frédéric Hantz de lui préférer désormais Laurent Pionnier. «Je devais retrouver ma place contre Bastia, et je ne l’ai pas récupérée, avait-il constaté amèrement. Je peux comprendre et je ne peux pas comprendre… Je m’adapte à mes supérieurs hiérarchiques. Mais on ne va pas se leurrer, ça fait mal.»

Dans les faits, Jourdren paierait également ses relations difficiles avec l’entraîneur des gardiens montpelliérains, Teddy Richert. Il lui préférait David Moulin, avec lequel il se sentait en osmose ces deux dernières saisons mais qui a été muté cet été à la formation.

Louis Nicollin, n’a pas fait dans la dentelle et évoque des rapports compliqués qu’entretiendrait Jourdren avec Richert. «Teddy est un très bon entraîneur, il fait bien bosser Pionnier et Ligali. Le gros problème, c’est Jourdren. Avec lui, ça ne se passe jamais bien avec quelqu’un.»

Jourdren semble avoir épuisé tout son crédit auprès de son président. «On souhaite qu’il parte très vite, en tout cas, moi, personnellement, même si je ne sais pas qui va en vouloir, a confié « Loulou » à nos confrères de l’Equipe. Il ne veut pas se mettre dans la tête qu’il faut qu’il s’entraîne bien, il se prend pour Buffon, y en a marre. Jusqu’à présent, je l’ai toujours défendu mais j’en ai plein le cul. En plus, ce n’est pas un bon camarade. Quand on a battu Marseille (3-1, le 4 novembre), il n’était même pas dans le vestiaire. Pareil après Paris (3-0, le 3 décembre).C’est dommage parce que c’était un bon petit.»