Mercato PSG : Des regrets, toujours des regrets

Mercato PSG : Des regrets, toujours des regrets

Placé en meneur de jeu au coup d’envoi, Javier Pastore a offert les deux buts parisiens à Adrien Rabiot et Julian Draxler (2-1).

Sans les absences répétées de l’Argentin pendant la phase aller, la saison parisienne aurait peut-être présenté un visage différent. C’est l’un des constats qui s’imposent au regard de la soirée d’hier face à l’OL (2-1). Enfin débarrassé de la cascade de blessures qui lui ont empoisonné la vie pendant un an et demi, « el Flaco » revit en ce début d’année 2017. En deux mois et demi, il a déjà plus joué que pendant toute la première partie de saison (8 apparitions contre 7 entre août et décembre).

Dimanche, au coup d’envoi, Emery lui avait confié ce poste de numéro 10 qui colle tant à ses qualités. « J’ai joué dans une position que j’aime beaucoup derrière les attaquants, réagissait-il au coup de sifflet final. Je me suis senti bien. On avait travaillé en 4-2-3-1 cette semaine à l’entraînement, le même système que contre Lyon au Trophée des champions (4-1, en août). »

Au sein d’un collectif visiblement crispé, dix jours après le cauchemar de Barcelone (1-6), Pastore a d’emblée pris la direction des opérations. Dès que Paris récupérait la balle, Pastore venait proposer une solution évidente, le plus souvent entre deux lignes pour avoir un temps d’avance, la qualité de ses contrôles lui permettant souvent d’échapper à ses poursuivants.

Omniprésent dans l’animation, Verratti étant plus occupé à des tâches défensives, l’Argentin était de tous les mouvements parisiens, profitant de la vaste liberté accordée par son coach. Après une nouvelle tentative vaine pour Draxler (18e), il allait permettre à son équipe de recoller au score sur une séquence édifiante. Après s’être décalé côté droit, il fixait Diakhaby et Depay d’une feinte de corps, trouvait un relai avec Di Maria et centrait en retrait pour Rabiot, esseulé au second poteau (1-1, 34e). Six minutes plus tard, rebelote de l’autre côté. Il se faisait oublier dans le dos de Rafael, se retournait et centrait pour Draxler, qui reprenait sans contrôle (2-1, 40e). Deux gestes de classe au milieu d’autres, comme cette talonnade pour Cavani un peu courte (45e + 1) ou cette louche délicate pour l’Uruguayen (61e).

Deux gestes transformés en passes décisives qui ont surtout permis à Paris de signer une victoire capitale dans la course au titre. Et qui, au moment de son remplacement par Lucas (79e), ravivaient forcément les regrets de ne pas l’avoir aperçu sur la pelouse du Camp Nou…

(Source l’Equipe)