Mercato PSG : "Tu me connais papa, je n'ai jamais peur"

Mercato PSG : « Tu me connais papa, je n’ai jamais peur »

Impressionnant face au Barça, le défenseur du PSG, Presnel Kimpembe, vient de vivre des heures intenses mais garde les pieds sur terre. Retour sur ces dernières heures.

Depuis vingt-quatre heures et la dernière séance qui a validé le forfait de Thiago Silva, l’international Espoirs devine qu’il jouera. Unai Emery ne le lui a pas officiellement confirmé mais Kimpembe le sait. Et il se prépare : « Quand je l’ai eu lundi, il se sentait bien, il était prêt, poursuit Isaac. Pour lui, tous les joueurs sont pareils. Que ce soit des stars ou pas. Il m’a dit : « Tu me connais papa, je n’ai jamais peur. Tu verras demain. » » Plusieurs cadres de l’effectif se rapprochent de lui, conseils à l’appui. Ils ressortent de ces apartés avec la certitude qu’il sera au rendez-vous. Ses plus proches insistent sur une notion : « La concentration ».

« Quand on a échangé la veille, je l’ai trouvé très concentré déjà, il se savait très attendu, poursuit son conseiller de toujours, François Gil. Il a confiance en lui. Mais il ressent celles de son entraîneur, de ses coéquipiers, et pas question de les trahir. Presnel, c’est un enfant du club attaché à ses couleurs, il ne se donnait pas le droit de rater. »

Les tresses, qui ont remplacé la teinture rouge, sont bien nouées. Kimpembe échange avec King-sley Coman, l’un de ses meilleurs amis. Unai Emery et son staff lui donnent des orientations. Elles tiennent en quatre mots : « Harceler et avancer, toujours. »

En entrant sur la pelouse, Kimpembe a le masque. Ses traits sont figés. Quatre-vingt-dix minutes puis la concrétisation d’un « rêve ». L’ex-latéral besogneux, frêle, jamais surclassé, s’est mué en un axial gaucher, intense, élégant, prêt pour les affiches brûlantes de C 1. « Presnel est un exemple pour tous ceux qui n’éclatent pas chez les jeunes. Il montre qu’à force de boulot, d’écoute, on y arrive », indique-t-on au club.

Mercredi matin, il s’est rendu au Camp des Loges, comme depuis dix ans. Pas un salarié n’a manqué de le féliciter. « Il a pris conscience de ce qu’il a fait, il en est fier », souffle un proche. Kimpembe n’est pas décidé à s’arrêter là : « Il s’est donné les moyens d’arriver à ce niveau. Le chemin est encore long, il le sait, mais je n’ai pas de doute parce que c’est un travailleur », poursuit François Gil. « Il n’aura pas la grosse tête, ce n’est pas son caractère, et on y veillera », ajoute son père. Après avoir éteint Messi et Suarez, Kimpembe a une autre mission : finaliser l’achat de la maison familiale. Presque un jeu d’enfant…

(Source l’Equipe)