Mercato : Qui veut d'une star en déclin ?

Mercato : Qui veut d’une star en déclin ?

En Angleterre, il y a eu les années Rooney, comme il y a eu les années Platini en France.

Le capitaine de Manchester United, qui évolue dans ce Championnat depuis près de quatorze ans, a fini par en incarner les valeurs fondatrices et les dérives, à travers son jeu combatif et parfois spectaculaire, ses émoluments délirants (300 000 euros par semaine, soit le deuxième meilleur salaire de Premier League derrière celui de Pogba) et l’agitation médiatique qui l’accompagne constamment.

Il n’a que trente ans mais il semble usé. « Wayne est simplement en train de payer le prix des plus de 700 matches qu’il a disputés au très haut niveau. Il semble usé, il est beaucoup moins rapide qu’avant… » avoue Chris Hunt, qui a publié une autobiographie autorisée du buteur.
Même Andy Mitten, l’éditeur du remarquable fanzine United we stand, qui n’a jamais caché son admiration pour «Wazza», reconnaît que l’heure est grave : « Il a encore parfois des moments de génie, mais pas suffisamment pour être titulaire. »

Malgré ses difficultés actuelles, Rooney peut battre deux records mythiques dans les mois à venir : celui des buts inscrits avec MU (il est à trois unités des 249 réalisations de Bobby Charlton) et celui des sélections en équipe d’Angleterre (avec 116 capes, il se rapproche des 125 de Peter Shilton). Ce qui pourrait augurer d’une conclusion un peu moins triste que prévue aux années Rooney. Il pourra ensuite quitter le club de sa vie pour la Chine par exemple.
Wayne Rooney en Chine, c’est loin d’être impossible à en croire le Daily Mirror. D’après le tabloïd britannique, il pourrait se voir offrir un salaire hebdomadaire de 645.500 euros pour rejoindre le championnat chinois. Et pourquoi pas le club de Shanghai, entraîné par Sven Goran Eriksson. « Tôt ou tard, on verra des noms comme Ronaldo, Messi ou Rooney dans ce championnat », a assuré l’ancien sélectionneur de l’Angleterre.